Menée par l'Agence Spatiale Européenne (ESA) en collaboration avec le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES), cette mission effectuera la première cartographie à l'échelle planétaire de l'humidité des sols et de la salinité des océans, et permettra de mieux comprendre les changements climatiques.
La connaissance de la salinité des océans et son évolution permettra le suivi des courants marins et des éventuels changements climatiques associés. En étudiant l'humidité des surfaces, les interactions entre l'humidité des sols et l'évolution du couvert végétal, SMOS fournira des données fondamentales pour améliorer les prévisions météorologiques et mieux anticiper des évènements extrêmes.
« Pour effectuer de façon régulière et fréquente des mesures qui couvrent l'ensemble de la Terre, nous devions impérativement imaginer une solution pour pouvoir collecter des données depuis l'espace » explique Yann Kerr, responsable scientifique de la mission SMOS au Centre d'études spatiales de la biosphère.
Le Cesbio étudie le fonctionnement et la dynamique des grands écosystèmes terrestres en utilisant des outils spatiaux. Ce laboratoire toulousain a ainsi imaginé un ensemble de 69 petites antennes disposées sur une structure en forme d'Y. Déployée en orbite, cette antenne de 8 mètres de large permettra d'obtenir des images tous les 3 jours avec une résolution d'environ 40 km.

